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Le design de Beau Soleil des Landes

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Design

Dans notre approche permaculturelle, un dossier d’une centaine de pages a été réalisé pour commencer à étudier le design d’implantation de la ferme. Voici un extrait de quelques pages des données du territoire. D’autres extraits viendront par la suite.

Etudes Design Microferme Beau Soleil des Landes

Et en bonus ce petit support présentant différents outils numériques pour réaliser son design de permaculture et que nous avions réalisé pour Permaculture44 il y a quelques années.

Presentation Permaculture44 outils de design

Acheter des terres agricoles

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Terrain
Acheter des terres agricoles

Comment acheter des terres agricoles sans être agriculteur ? Bonne nouvelle, c’est possible ! Bien qu’avec un peu de patience et d’obstination parfois. Quelles démarches ? Quel coût ? Quel contrat ?

Les valises sont enfin déposées… sur Maisdon-sur-Sèvre ! Il aura fallu trois années de recherche. Pourquoi cela a-t-il été si long ? Sans doute car les contraintes étaient nombreuses : s’imposer une distance maximale de Nantes afin de pouvoir continuer à travailler à mi-temps en ville. Essayer d’échapper au BPREA et donc ne pas avoir la capacité agricole pour l’installation. Rechercher un lieu avec du bâti pour vivre sur place, un tarif acceptable…

Au final il y a eu pas mal de concessions. Notamment sur le bâti puisqu’il n’y en a pas, mais aussi sur la qualité agronomique des terres qui sont à remettre en culture.

Ce qui n’a pas marché pour trouver des terres

  • Petites annonces
  • Leboncoin, etc
  • Agences professionnelles

De nombreuses visites, kilomètres et temps consommé, mais pas perdu au final. Cela a permis de se faire une idée du marché, d’ajuster les exigences aux réalités techniques et économiques. Étape infructueuse certes mais utile donc. A noter, les terres agricoles qui se vendent sur annonces ne sont jamais de bonnes affaires !

Intéressant pour réseauter mais les agriculteurs sur le départ ont souvent des offres de ferme qui ne correspondent absolument pas à ce type de projet sur petites surfaces. D’où la tension actuellement entre l’offre des fermes en vente et la demande de jeunes qui ne veulent plus s’endetter à vie sur de gros investissements. Les vendeurs peinent à trouver repreneur pour leurs centaines d’hectares tandis que les candidats à l’installation (moyenne 46 hectares) peinent à trouver de petites surfaces.

  • Bouche à oreille
  • Réseau de proximité, agriculteurs du coin

Sans étonnement, ce fut la clé pour trouver le terrain. En allant déjeuner avec un agriculteur du coin, nous sommes passés devant des terres sur lesquelles gisaient des pieds de vigne arrachés. Nous avons été mis en relation avec le propriétaire et voilà. Pas de secret, le réseau local, le réseau local, le réseau local. Une méthode serait ainsi de choisir le territoire sur lequel s’installer, et d’aller travailler pour des agriculteurs du coin afin d’être dans les réseaux et voir passer les ventes.

Ce qui a marché : la SAFER

Étonnant, non ? La vente s’est faite via la SAFER. Elles ont droit de regard du moins sur les parcelles supérieures à 2500 ou 5000m² ? <- choisir un achat de superficie inférieur si on veut être tranquille. Les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural ne sont pas toujours bien vues par les acteurs aux projets “atypiques” ou non-issus du monde agricole. Elles ont la réputation de faire des préemptions de terre (en réalité c’est seulement 10% de leurs actions) au bénéfice de gros exploitants. Autant dire que lorsque le vendeur a indiqué qu’il fallait déposer un dossier Safer qui serait évalué par une commission, cela sans avoir la capacité agricole et pour un projet de microferme… Et pourtant tout s’est bien passé! En guise de dossier, il s’agissait d’une présentation d’une page du projet. Parallèlement il y avait publicité de la vente des terres durant un mois. Et au final le dossier a été retenu (probablement sans autre demande d’agriculteur qui aurait pu être prioritaire). Le dossier a été déposé en février et l’achat signé en juillet, rester patient donc.

Un conseil donc : suivre les annonces de la SAFER locale ici. Précision: acheter via la SAFER implique quelques obligations notamment : payer le tarif indexé de la SAFER (non-négotiable), sur notre zone c’est 2 500€ l’hectare. Payer la commission de 8%. Utiliser les terres à usage agricole pour au moins 10 ans. Chaque SAFER a une politique particulière et des critères de priorisation différents selon les territoires. Chez nous heureusement c’est priorité aux nouvelles installations et non à l’expansion.

 

La formation agricole

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Formation

BPREA or not BPREA ?

L’arrivée sur le volet agricole s’est faite par le biais “Permaculture” et le diplôme CCP en 2014. Ce qui ne donne, précisons-le, quasiment aucune compétence agricole. Mais cela faisait quelques années que la question se posait : va-t-il falloir ou non passer le Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole pour s’installer ?

Il n’y a aucune obligation légale à cela. Chacun peut s’installer, vendre des produits agricoles, cotiser à la MSA et devenir agriculteur de fait. La capacité agricole s’acquière même après 5 ans de cotisation MSA. Mais avec un diplôme courte durée de Maraîchage (Sainte-Marthe) et des stages sur des fermes, nous avions bien une base d’expérience alors pourquoi passer tout de même ce diplôme qui va mobiliser 12 à 18 mois ? Parce qu’il y a un détail qui change tout….

Actuellement en BPREA par correspondance à l’ESA d’Angers, la décision a été prise de franchir le pas pour plusieurs raisons :

  • Etre en paix avec les voisins qui voudraient remettre en question le projet
  • Accéder si besoin aux aides financières à l’installation (Dotation Jeunes Agriculteurs, de 10 000 à 27 000€ selon les projets en Loire-Atlantique)
  • Faciliter l’accès aux terres agricoles voisines si besoin(les exploitants agricoles sont prioritaires dans les attributions)
  • Avoir l’opportunité d’être pris en stage chez des agriculteurs locaux et de référence durant la formation
  • Visiter de nombreuses fermes et développer son réseau
  • Améliorer sa formation personnelle ! Notamment sur la question essentielle de chimie et vie du sol qui peut être une faiblesse chez les NIMA sans formation théorique
  • Peaufiner son projet en cours de route et ses projections financières notamment

Et surtout, surtout : Pouvoir aménager son terrain !

En effet, actuellement en Entreprise Individuelle cotisant solidaire sans capacité agricole (jusqu’à obtention du diplôme en février 2019) , je n’ai pas les autorisations pour aménager le terrain. Comment cela se passe -t-il ? Partant d’un terrain nu, j’ai besoin de faire les raccordement électriques, un terrassement pour bâtiment, un abri pour les outils, des clôtures… Normalement on doit déposer une demande de permis ou parfois simples déclarations préalables pour ces infrastructures. Des jours de paperasse pour chaque chantier… Le dossier passe en mairie,  à l’agglomération et est également envoyé à la Chambre d’Agriculture lorsqu’il s’agit de terres agricoles. Réponse de la chambre pour un cabanon de 9m² en bois déplaçable sans fondations pour stocker les outils : “Réserves” (c’est à dire non). Libre au maire ensuite de passer outre les avis défavorables de la Chambre, tout dépend si on est en bonne relation avec. J’ai eu l’autorisation de la mairie pour les petits aménagements (clôtures, cabanon) mais pour raccordements et le hangar, la mairie attend l’attestation officielle de mon diplôme agricole en février 2019 et les autorisations de la Chambre qui vont avec. A noter que les agriculteurs du coin rigolent bien, ils ne déposent rien du tout et font comme ils veulent pour leurs aménagements sans demander de permis. Mais quand on a des voisins et agriculteurs à l’affût de vos terres, mieux vaut se méfier. Avoir la capacité agricole est donc la garantie de pouvoir  aménager ses parcelles comme on l’entend. Cotisant solidaire sans capacité agricole et sur terres agricoles, l’autre option est de prendre un terrain déjà aménagé et avec tunnels, sinon il y a risque de ne pas avoir les autorisations de mettre en place ses infrastructures.

Au final, un choix sans regret car la formation et les travaux pratiques contribuent au développement du projet. Ils poussent à s’implanter plus amplement sur le territoire, développer son réseau à travers des projets de territoire et permettent d’acquérir de nouvelles compétences par des stages rendus possibles, une crédibilité accrue et une plus grande sérénité d’avancement.