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La formation agricole

Posted by BeauSoleil on
Formation

BPREA or not BPREA ?

L’arrivée sur le volet agricole s’est faite par le biais “Permaculture” et le diplôme CCP en 2014. Ce qui ne donne, précisons-le, quasiment aucune compétence agricole. Mais cela faisait quelques années que la question se posait : va-t-il falloir ou non passer le Brevet Professionnel de Responsable d’Exploitation Agricole pour s’installer ?

Il n’y a aucune obligation légale à cela. Chacun peut s’installer, vendre des produits agricoles, cotiser à la MSA et devenir agriculteur de fait. La capacité agricole s’acquière même après 5 ans de cotisation MSA. Mais avec un diplôme courte durée de Maraîchage (Sainte-Marthe) et des stages sur des fermes, nous avions bien une base d’expérience alors pourquoi passer tout de même ce diplôme qui va mobiliser 12 à 18 mois ? Parce qu’il y a un détail qui change tout….

Actuellement en BPREA par correspondance à l’ESA d’Angers, la décision a été prise de franchir le pas pour plusieurs raisons :

  • Etre en paix avec les voisins qui voudraient remettre en question le projet
  • Accéder si besoin aux aides financières à l’installation (Dotation Jeunes Agriculteurs, de 10 000 à 27 000€ selon les projets en Loire-Atlantique)
  • Faciliter l’accès aux terres agricoles voisines si besoin(les exploitants agricoles sont prioritaires dans les attributions)
  • Avoir l’opportunité d’être pris en stage chez des agriculteurs locaux et de référence durant la formation
  • Visiter de nombreuses fermes et développer son réseau
  • Améliorer sa formation personnelle ! Notamment sur la question essentielle de chimie et vie du sol qui peut être une faiblesse chez les NIMA sans formation théorique
  • Peaufiner son projet en cours de route et ses projections financières notamment

Et surtout, surtout : Pouvoir aménager son terrain !

En effet, actuellement en Entreprise Individuelle cotisant solidaire sans capacité agricole (jusqu’à obtention du diplôme en février 2019) , je n’ai pas les autorisations pour aménager le terrain. Comment cela se passe -t-il ? Partant d’un terrain nu, j’ai besoin de faire les raccordement électriques, un terrassement pour bâtiment, un abri pour les outils, des clôtures… Normalement on doit déposer une demande de permis ou parfois simples déclarations préalables pour ces infrastructures. Des jours de paperasse pour chaque chantier… Le dossier passe en mairie,  à l’agglomération et est également envoyé à la Chambre d’Agriculture lorsqu’il s’agit de terres agricoles. Réponse de la chambre pour un cabanon de 9m² en bois déplaçable sans fondations pour stocker les outils : “Réserves” (c’est à dire non). Libre au maire ensuite de passer outre les avis défavorables de la Chambre, tout dépend si on est en bonne relation avec. J’ai eu l’autorisation de la mairie pour les petits aménagements (clôtures, cabanon) mais pour raccordements et le hangar, la mairie attend l’attestation officielle de mon diplôme agricole en février 2019 et les autorisations de la Chambre qui vont avec. A noter que les agriculteurs du coin rigolent bien, ils ne déposent rien du tout et font comme ils veulent pour leurs aménagements sans demander de permis. Mais quand on a des voisins et agriculteurs à l’affût de vos terres, mieux vaut se méfier. Avoir la capacité agricole est donc la garantie de pouvoir  aménager ses parcelles comme on l’entend. Cotisant solidaire sans capacité agricole et sur terres agricoles, l’autre option est de prendre un terrain déjà aménagé et avec tunnels, sinon il y a risque de ne pas avoir les autorisations de mettre en place ses infrastructures.

Au final, un choix sans regret car la formation et les travaux pratiques contribuent au développement du projet. Ils poussent à s’implanter plus amplement sur le territoire, développer son réseau à travers des projets de territoire et permettent d’acquérir de nouvelles compétences par des stages rendus possibles, une crédibilité accrue et une plus grande sérénité d’avancement.